Histoire du Québec

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Mois après mois au Québec

Ligne du temps : histoire du Québec présentée par chaque mois

Par suite des découvertes et plus tard de la colonisation du territoire américain, la puissance des Français et des Anglais s’est imposée et leur influence s’est répandue un peu partout.

Après la Conquête, par la proclamation royale de Londres du 7 octobre 1763, un territoire dit laurentien, couvrant la partie méridionale de l’étendue du pays actuelle, a été désigné par l’appellation Province de Québec (depuis le rattachement de l’Ungava au Québec, en 1912, le terrirtoire québécois s’étend, au nord, jusqu’au détroit d’Hudson, soit au-delà du 62e parallèle. Au plan international, le toponyme Québec a migré dans plusieurs pays (Belgique, Bénin, Chili, Espagne, États-Unis, Mexique, Pays-Bas, Royaume-Uni…) ; mais c’est en France que cette dénomination apparaît le plus souvent dans la toponymie, le nombre d’entités ainsi baptisées dépassant la cinquantaine.

Mis à part le quartier appelé Le Québec, en banlieue de Honfleur (Calvados), les autres toponymes de ce nom, en France, désignent un espace et des voies de communication : ici une allée, là une avenue, un boulevard, une esplanade, un pont, un quai, une rue, un terrain et une place bien connue de Paris, la place du Québec. Les rues, les avenues et les places sont les entités les plus fréquentes à porter le nom de Québec. Ces odonymes environ une quarantaine, évoquent soit la ville de Québec, soit le Québec en tant que territoire, dans des proportions à peu près égales. La rue de l’Acte-de-Québec, à La Roche-sur-Yon (Vendée), et la rue Laval-Québec, à Laval (Mayenne), sont probablement les seuls odonymes ayant des spécifiques composés comportant l’élément Québec.

Aujourd’hui on peut se référer aux mots de Ray Bradbury, un grand écrivain américain du XXe siècle, pour décrire le Québec d’aujourd’hui : “Les anciens noms martiens évoquaient l’eau, l’air et les collines, parlaient des neiges descendues vers le Sud dans les canaux de pierre pour remplir les mers vides, c’étaient les noms des sorciers enterrés et scellés, les noms des tours et des obélisques. Et les fusées broyèrent les noms comme des marteaux, firent éclater le marbre, écrasèrent les bornes d’argile qui portaient les noms des vieilles villes et enfoncèrent dans les débris de grans pylônes avec des noms nouveaux : la Ville du Fer, la Ville de l’Acier, Aluminiumville, le Village Électrique, Orgeville, Céréalville, Détroit II, tous les noms mécaniques, métalliques apportés de la Terre” (Ray Bradbury, Chroniques martiennes).

Notons qu’en général, les mois d’hiver en Nouvelle-France étaient beaucoup moins achalandés qu’en été et cela s’explique par la vie monotone et calme en hiver quand aucun vaisseau apparaissait sur l’horizon et il n’y avait rien à faire, mais survivre un hiver froid et long.

île Paton

Île Paton, Québec. Photographie de Histoire-du-Quebec.ca.

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