Histoire du Québec

La Morandière

Municipalité de La Morandière

La Morandière est une vaste municipalité de la région administrative de l’Abitibi-Témiscamingue qui s’étend sur 430 kilomètres carrés. Elle fait partie de la municipalité régionale de comté de l’Abitibi. La Morandière regroupe environ 270 La Morandiennes et La Morandiens. La distance entre La Morandière et Rouyn-Noranda est d’environ 115 kilomètres.

Historiquement, le canton de La Morandière fut constitué en 1916. La même année, un grand incendie anéantit une grande partie de la forêt locale et ce sinistre vaut à la municipalité le triste surnom de Grand-Brûlé.

À partir de 1917, la colonisation y débute et plusieurs colons, dont des Canadiens français et des Ukrainiens de Ruthénie (province occidentale de l’Ukraine) s’y établissent.

Le nom de La Morandière a été choisi en l’honneur du capitaine La Morandière, officier en corps de génie de l’armée de Montcalm.

La mission fut ouverte en 1919 et la première messe célébrée en mai de cette année-là. En 1936, on place la mission sous la protection de saint Henri à la suggestion d’Henri Charland. Henri le Pieux, empereur allemand de 1002 à 1024, est fêté par l’Église le 15 juillet. La paroisse de Saint-Henri-de-la-Morandière a été établie en 1952.

La Morandière et Castagnier, comme pour bien des toponymes abitibiens, rappellent tous deux la mémoire de militaires, le premier ayant grade de capitaine du corps de génie dans l’armée de Montcalm, le second étant un officier de la même armée. À noter que par le passé la graphie Lamorandière, avec composants agglutinés avait cours et qu’elle s’est maintenue dans le nom du bureau de poste depuis 1922 jusqu’à 1986. Les La Morandiens auraient pu porter e nom collectif de Sheptetskiens, puisque l’endroit s’appelait anciennement Sheptetski, probablement une adaptation graphie de Shcheptitsy, nom d’un village ukrainien, d’autant plus qu’une colonie de Ruthènes, originaires de la Ruthénie, avait été établie sur les bords du lac Castagnier dans le premier quart du XXe siècle. Il pourrait également s’agir de la déformation du patronyme de monseigneur Szeptyki, évêque ukrainien qui désirait implanter une colonie de fidèles de rite ruthène en ces lieux vers 1920.

La nature sauvage est omniprésente à La Morandière. La forêt est la première richesse de la municipalité et l’exploitation de la forêt, dont la coupe, la transformation et le transport, fournit des emplois à une grande partie des citoyens de La Morandière. L’entreprise Transport Hardy qui se spécialise en transport de bois, est l’une des plus importantes entreprises locales. Une école de foresterie s’y trouve qui permet d’introduire des approches innovatrices sur la coupe du bois.

On y compte trois lacs impressionnants, soit le lac Castagnier, le lac Vassal et le lac Benoît. Les trois lacs sont reliés par la rivière Castagnier qui en fait un endroit de prédilection pour les mordus de la pêche. D’ailleurs, le lac Castagnier constitue un site de nidification pour les hérons et les cormorans, alors, c’est un endroit idéal pour l’observation des oiseaux.

Les amateurs de camping y trouveront un excellent emplacement gratuit aux abords du lac Castagnier avec de l’eau courante et un quai public.

La Morandière est connue aussi pour son attraction unique, une ferme de daims, des cervidés ressemblant à une version pygmée des chevreuils.

Quant à l’agriculture, on produit du miel, on fait de l’élevage porcin en employant une méthode respectant l’environnement. Deux parcs d’engraissement de bovins sont présents à La Morandière.

Les touristes peuvent séjourner au gîte du passant. Le restaurant Le Routier propose une bonne table.

La Morandière

Vue aérienne de La Morandière. Source de la photo : lamorandiere.ca.