Histoire du Québec

La Doré

Municipalité de La Doré

La municipalité de paroisse La Doré se situe au nord-ouest de la ville de Roberval dans la municipalité régionale de comté du Domaine-du-Roy qui fait partie de la région administrative du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la sous-région touristique du Tour-du-Lac. La superficie de la paroisse est de 281 kilomètres carrés et on y compte plus de 1500 Doréennes et Doréens.

C’est vers la fin des années 1880 que les premiers défricheurs viennent s’établir en permanence sur les terres qui appartiennent à la mission de Notre-Dame-de-l’Annonciation. On dit que ce sont les premières familles qui choisissent pour nouveau foyer le nom de la Rivière-au-Doré en raison de l’abondance de ce poisson dans ces lieux.

Les premiers colons font ériger un moulin à bardeaux, mais le jeune village périt en 1891 dans un grand incendie, fléau des municipalités québécoises.

Il renaît en 1892 sous le nom de Rivière-au-Doré et en 1904, la paroisse de Notre-Dame-de-L’Annonciation est formée à la suite de la demande des résidents de se séparer de la paroisse de Saint-Félicien. À ce moment, on recense à La Doré plus de 200 résidents.

En 1906, la municipalité voisine de Saint-Félicien-Partie-Nord-Ouest voit le jour. Elle change de nom dix ans plus tard pour Notre-Dame-de-la-Doré et s’unit à Notre-Dame de-L’Annonciation. En 1983, la municipalité adopte le nom de La Doré.

Les revenus de la localité proviennent de l’exploration forestière, notamment, de la scierie.

Jusqu’à nos jours, on peut voir le moulin des Pionniers ou le Moulin de La Doré, érigé en 1889, classé monument historique en 1982.

Pendant plus de soixante ans, La Doré en général, vivait d’une combinaison d’agriculture de subsistance, de travail forestier, de chasse, de pêche et de trappe. D’ailleurs, la première transformation du bois se réalisait au moyen de scieries domestiques stationnaires ou mobiles.

Dès 1949, l’année de l’ouverture de la route qui relie La Dorée et Chibougamau, la circulation des personnes et surtout des ressources vers d’autres régions et d’autres villes s’accentue, alors, la qualité de vie des citoyens s’améliore. La construction du chemin de fer reliant Saint-Félicien à Chibougamau et la ligne de transport électrique fournit de l’énergie à cette ville minière permettant de développer l’économie, alors que plusieurs scieries y sont implantées. Dès 1994, un pont permettant une circulation entre La Doré et Normandin a été ouvert.

La Doré

La Doré

La Doré vers 1903, photo de l’époque