Histoire du Québec

Assaut américain de Québec

L’assaut américain de Québec

En 1775, les Américains décident d’attaquer la future province de Québec, qui reste fidèle à l’Angleterre. Deux armées américaines sont mises sur pied. Une première, avec Benedict Arnold à sa tête, part de Cambridge début septembre par les rivières Kennebec et Chaudière. Il atteint Lévis un mois et demi plus tard.

Dans la nuit du 13 au 14 novembre, la petite armée d’Arnold réussit à traverser le fleuve et à emprunter le chemin que Wolfe avait suivi en 1759 pour atteindre les hauteurs de Québec. Arnold avance jusqu’à huit cents pas des remparts, mais, faute d’artillerie, il ne peut assiéger la ville. Il se retire alors quelques kilomètres plus loin pour attendre l’armée de Montgomery qui, après avoir remonté la rivière du Richelieu, avance vers Montréal.

Montgomery, ayant réussi à prendre Montréal, rejoint Arnold le 2 décembre 1775.

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Assaut de Québec

Le 5 décembre, les Américains commencent le siège de Québec. Toutes les routes sont bloquées. Mais les batteries américaines, de faible portée, se révèlent inefficaces.

Disposant de moyens limités, ne pouvant affamer la ville et devant tenir compte de l’expiration des contrats des mercenaires le 1er janvier 1776, les Américains décident de prendre la ville d’assaut.

Le plan consiste en deux attaques de diversion, l’une du côté de la Citadelle, l’autre en direction de la porte Saint-Jean, ce qui doit permettre à Montgomery de descendre la côte Gilmour et de longer le fleuve en direction de Près-de-ville. De cette façon, il rejoindrait Arnold dans le quartier du Palais (à l’est de la place Royale).

Apercevant la première maison de la Basse Ville, Montgomery pense avoir réussi à surprendre les défenseurs.

Les Américains doivent toutefois rapidement comprendre que La Potasse n’est pas déserte, et que ses défenseurs se préparent à attaquer les Américains.

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Montgomery mène l’attaque à Près-de-Ville, au pied du Cap Diamant. Collection J. Castonguay

Montgomery, son aide de camp ainsi que plusieurs hommes de son état-major sont tués. Arnold n’est pas beaucoup plus chanceux du côté du quartier du Palais. Il doit également ordonner la retraite.

Québec reste aux mains des Britanniques. Mais le siège de la ville se poursuit jusqu’au printemps. L’arrivée de renforts permettra finalement de chasser les Américains.