Histoire du Québec

Institut scientifique franco-canadien

L`Institut scientifique franco-canadien

Cet agent de liaison intellectuelle entre la France et le Canada existait à l’état de rêve dans l’esprit de plusieurs universitaires de Montréal. Il fut réalisé grâce à l’initiative de M. L.- J. Dalbis.

Celui-ci revint d’Europe, en janvier 1926, avec un plan complet dont l’objet était triple : appeler au Canada les maîtres les plus éminents de la science française ; établir des échanges de professeurs entre les universités françaises et les universités canadiennes ; organiser des missions scientifiques ayant des buts établis d’avance. L’élaboration de ce projet par M. Dalbis fut facilitée par la présence au Ministère des Affaires étrangères de M. Naggiar, ancien consul général de France au Canada, qui, durant son séjour dans la métropole, avait travaillé à resserrer les liens entre les universités des deux pays. À son retour à l’Université, M. Dalbis avait déjà l’adhésion du Gouvernement français qui, non seulement patronnait l’oeuvre, mais lui assurait une assistance pécuniaire. Il s’engageait à souscrire une somme importante à la condition qu’une partie des fonds requis à son fonctionnement fût souscrite par les intéressés canadiens.

Le 8 janvier 1926, M. L.-J. Dalbis exposait son projet devant le Comité exécutif de l’Université qui le mandatait pour poursuivre les pourparlers avec le gouvernement provincial et les autres universités. L’Université de Montréal, immédiatement gagnée au projet, mit une salle à la disposition de l’Institut et souscrivit une première somme. Il restait au promoteur à gagner le gouvernement et les universités Laval et McGill. Celles-ci, hésitantes à se lier avec le nouvel organisme, décidèrent de faire appel aux professeurs que l’Institut ferait venir au Canada toutes les fois qu’elles jugeraient utile leur enseignement. En revanche, le gouvernement provincial, grâce à l’honorable Athanase David, accorda son patronage et une importante subvention.

Les statuts furent élaborés au cours des réunions subséquentes. L’article premier détermine l’objet de l’organisme ; « En vue de resserrer les liens intellectuels entre la France et le Canada, il est créé un Institut scientifique franco-canadien au développement duquel collaborent : 1. – Le gouvernement de la Province de Québec ; 2. – Le gouvernement français ; 3. L’Université de Montréal. L’Institut franco-canadien pourra intéresser à son œuvre le gouvernement fédéral du Canada, les autres gouvernements provinciaux, les autres universités. Les nouvelles adhésions seront admises dans le cadre et l’esprit des présents statuts et après décision du conseil de direction ».

Les articles suivants traitent des moyens d’action de l’Institut. L’enseignement peut comprendre des cours théoriques, des exercices pratiques, des conférences destinées au grand public, des consultations purement techniques.

Directement ou indirectement, les sujets doivent contribuer au développement économique de la province de Québec. Ils s’adressent aux professeurs, aux étudiants, aux praticiens, aux chefs d’entreprises. L’esprit et la doctrine des matières enseignées sont sous le contrôle du Recteur de l’Université (arts. 5-11). Les articles 12-15 définissent le mode d’enseignement des professeurs et fixent la durée des engagements, en principe, à dix semaines.

L`Institut est administré par un conseil général et un comité exécutif, élu pour trois ans ; un président, un vice-président qui assume les fonctions de secrétaire et de trésorier, le Recteur. L’exécutif nomme des sous-comités de spécialistes chargés de s’entendre avec le professeur et d’organiser l’enseignement. Dans ces sous-comités figurent des membres du Conseil qui se rattachent aux sections intéressées (art 16-17).

En mai 1926, Mgr J.-V. Piette, MM. L.-J. Dalbis et Édouard Montpétit prirent une charte provinciale constituant légalement l’Institut. Le premier Conseil, selon les statuts, réunit les personnes suivantes: l’honorable Athanase David ou son représentant ; M. René Du Roure ; Mgr J.-V. Piette ; M. le chanoine Émile Chartier ; M. Édouard Montpétit ; M. A. Léveillé, le docteur L. de L. Harwood ; M. Augustin Frigon ; M. Henry Laureys ; M. L.-J. Dalbis. À la première réunion, le Conseil désigna les membres de l’exécutif ; M. Dalbis en fut le premier président. Plus tard, le Conseil constitua un comité d’honneur. Le deuxième président de l’Institut franco-canadien fut M. Etienne Gilson, professeur au Collège de France.

La séance inaugurale eut lieu, le 22 janvier 1927, à la Salle Saint-Sulpice. L’Institut avait eu l’heureuse idée d’inviter M. Etienne Gilson qui professait alors à l’Université Harvard. Devant un auditoire subjugué et en présence de Mgr Gauthier, du Consul de France, du sénateur Dandurand, de sir Lomer Gouin, de Mgr Piette, de M. C.-J. Simard, délégué du gouvernement provincial et de nombre d’autres personnalités intellectuelles.

M. Gilson parla de saint Bernard, fondateur de la mystique médiévale. Jamais orateur ne fut plus attentivement, plus religieusement écouté. Conférence inoubliable qui fut précédée d’une allocution de M. Dalbis, président de l’Institut et suivie d’un remerciement par le Père Ceslas Forest, O.P., doyen de la Faculté de philosophie.

« Au faîte de l’humilité, dit le doyen, quand nous avons franchi les douze degrés, S. Bernard – avez-vous dit – plaçait les trois degrés de la vérité.

Au premier, elle est sévère, elle est pieuse au second et pure au troisième. On a l’impression, en vous écoutant, que vous nous parlez du haut de l’échelle mystique de S. Bernard, car, chez vous aussi, la vérité est sévère, pieuse et pure. Ai-je besoin d’ajouter qu’elle est, pour l’élite de cette ville, une joie intellectuelle rare et, pour la Faculté de Philosophie, un encouragement hautement appréciée.

« Nous ne nous faisons pas illusion, il reste à créer chez nous un véritable mouvement philosophique. C’est à cette création que tendent à la fois et la fondation de notre Faculté et celle de l’Institut supérieur de philosophie de Laval. Votre conférence de ce matin, le cours que vous avez bien voulu accepter donner la semaine prochaine, en secondant nos efforts, nous permettront d’atteindre plus tôt le but que nous nous proposons.

C’est donc pour moi un devoir très agréable de vous offrir, à vous, M. le conférencier et à l’Institut scientifique qui nous a procuré le plaisir de vous entendre, nos sincères remerciements”. Les 24, 25 et 28 janvier, M. Etienne Gilson prononça trois cours sur la théorie de la connaissance chez saint Thomas.

Le premier professeur régulier de l’Institut fut le chanoine G. Delépine, professeur à l.Université de Lille. Ses leçons sur la géologie furent données à l’École Polytechnique. Le chanoine Delépine donna aussi des cours à McGill, à Laval, à Ottawa, à Toronto, à Dalhousie.

Le docteur L. Boez, professeur de bactériologie à l’Université de Strasbourg, donna ensuite une série de cours sous les auspices de la Faculté de Médecine. Le savant professeur donna quelques cours à Laval et à McGill.

Enfin, vint Jean Brunhes qui commença ses cours le 24 mars sur les tendances de la géographie humaine. Très prisé, le géographe séjourna quelques mois au Canada. Il visita l’Ouest, obligeant des impressions, collectionnant des documents qui lui permirent de reprendre au Collège de France, les leçons qu’il avait déjà consacrées au Canada. Cette même année, l’Institut offrit au public deux autres conférences; l’une fut faite par M. Charles Diehl, professeur à la Sorbonne et l’autre, par le Cardinal Beaudrillart. L’Institut termina ainsi en splendeur sa première année : cours et conférences publiques, selon l’esprit de la charte. Assistance toujours considérable, public heureux d’avoir à sa portée la science et la pensée françaises.

Dès 1924, l’Université de Montréal s’était engagée d’envoyer, après entente avec l’Université de Paris, un professeur à la Sorbonne. À ce titre, en 1926, M. Édouard Montpétit, et en 1927 M. le chanoine Émile Chartier professèrent à Paris. Aucun professeur ne put se rendre à Paris au cours de 1928. Pour éviter pareille interruption. L’Université engagea des pourparlers avec l’Institut pour déterminer dans quelles conditions celui-ci se chargerait de cette mission.

À la suite de ces pourparlers, le sens des initiatives de l’Institut, en 1928-29, s’élargirent en ce sens que tel que stipulé dans sa charte, il fit l’échange de professeurs.

Ainsi, l’honorable Lemieux qui accepta de donner dix cours sur l’historique de l’évolution politique du Canada. En 1931, ce fut l’abbé Lionel Groulx, plus tard Mgr Camille Roy.

Au cours de la deuxième année, l’Institut a organisé les cours du Docteur Émile Sergent, professeur à la Faculté de médecine de Paris, du docteur Ribaud, professeur de physique à l’Université de Strasbourg, du docteur Maurice Javilliers, professeur à l’Institut Pasteur de Paris. Du 25 septembre au 24 octobre, le docteur Jeannin professa des leçons cliniques et des leçons théoriques.

Il enseigna aussi à Laval où il prit part aux travaux du Congrès des Médecins de langue française de l’Amérique du Nord. En décembre, M. Etienne Gilson fut écouté avec un intérêt accru. En janvier 1929, l’Institut fait venir Pierre Franck, ingénieur en chef de l’aéronautique française. On ne pouvait plus étroitement rattacher l’enseignement à l’actualité de l’heure. Il donna des cours à Polytechnique, à McGill et à Laval. Il prononça en outre de nombreuses conférences, et jusqu’à Toronto. Le 26 février 1929, inauguration des cours de M. Raymond Guyot, professeur à la Sorbonne et à l’École des Sciences politiques de Paris sur Le rôle de faits économiques en histoire, dans l’amphithéâtre de l’École des Hautes Études commerciales et à l’École des Sciences sociales. Le professeur Guyot a enseigné à McGill. Il s’est rendu à l’Université Harvard, de même qu’au Smith Collège de Southampton.

Dans le tome XVI de La Revue trimestrielle canadienne M. Dalbis résumait en ces termes le travail accompli par l’institut au cours des trois premières années : première année, 115 cours et conférences ; deuxième année, 157 ; troisième année, 138 ; total, 410 cours, conférences, cliniques.

On se fait une idée complète du travail accompli par l’Institut quand on parcourt la liste des cours, d’année en année. Voici un relevé documentaire extrait des annuaires généraux de l’Université de Montréal.

Année 1930-31

Le Docteur Jean Gautrelet, Professeur agrégé de Médecine de la Faculté de Paris et Directeur du Laboratoire de Biologie Expérimentale à l’École des Hautes Études de Paris: Leçons théoriques données à la Faculté de Médecine et conférences aux Universités McGill et Laval.

Le Docteur Mauriquand, Professeur à la Faculté de Médecine de Lyon : Leçons théoriques à la Faculté de Médecine sur L’enfant malade. Les leçons cliniques eurent lieu à l’Hôpital Ste-Justine et à la Crèche de Liesse. Le Docteur Mauriquand a porté son enseignement à Québec et il a donné une série de quinze leçons, il s’est aussi rendu à l’Université de Toronto.

Le Professeur Cabannes, Professeur de Physique à la Faculté des Sciences de Montpellier. Ses conférences eurent lieu à l’École Polytechnique. Le Professeur Cabannes a aussi donné des cours à McGill, à Toronto, à Winnipeg et à Saskatoon.

M. Étienne Gilson, Professeur de philosophie médiévale à l’Université de Paris. Conférences sur le Moyen Age et la formation de l’Esprit classique. M. Gilson a également professé à McGill.

M. Eugène Deprez, Professeur à l’Université de Rennes : Cours donnés à la Faculté des Lettres sur la méthode historique. M. Deprez s’est rendu à l’Université McGill, à Laval, à St-Joseph de Memramcook.

M. F. D’Herelle, Professeur de Protobiologie à l’Université de Yale, ancien professeur à l’Institut Pasteur de Paris : Leçons théoriques et séances de démonstration au Laboratoire de Bactériologie. Le Professeur D’Herelle a professé à McGill et à Laval.

M. J. Wilbois, Directeur de l’École d’Administration et d’Affaires de Paris. Cours publiques donnés à l’École des Hautes Études Commerciales. Le Professeur a prononcé trois conférences à St-Sulpice et deux au Grand Séminaire de Montréal. Il s’est aussi rendu à Québec et à Ottawa.

Le Docteur Louis Diodes, Chef du Laboratoire de Radiologie à l’Hôtel-Dieu de Paris : Cours à la Faculté de Médecine et démonstrations pratiques dans les divers hôpitaux de Montréal. Le professeur a donné cinq cours à l’Université Laval. Il se rendit à Toronto et à New York.

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La France. Photo : © Histoire-Du-Quebec.ca

Année 1932-33

Le Docteur Émile Sergent, membre de l’Académie de Médecine de Paris : Leçons théoriques à la Faculté de Médecine et leçons cliniques à l’Institut Bruchési et à l’Hôpital du Sacré-Coeur. Le Docteur Sergent a fait une conférence à l’Université McGill et donné dix leçons de perfectionnement à Québec.

M. le Chanoine G. Jeanjean, professeur de psychologie appliqué à l’Université Catholique de Paris : Sous les auspices de la Faculté de Philosophie, il a donné une série de conférences sur La rationalisation de l’enseignement.

M. E. Gilson, Professeur de philosophie médiévale à l’Université de Paris, Directeur de l’Institut des Études Médiévales à l’Université de Toronto: Sujet de ses conférences: Deux problèmes de philosophie chrétienne.

Révérend Père Chenu, O.P., Professeur au Couvent Saulchoir (Belgique) Organisateur des études médiévales chez les Dominicains Ottawa : Les théories politiques au moyen âge.

M. Georges Déjardin, Professeur de physique à l’Université de Lyon : Conférences sur Les phénomènes photoélectriques données à l’école polytechnique. Le Professeur Déjardin a également parlé à l’Université McGill et à l’Université Laval de Québec. Le professeur Dejardin s’est rendu à Ottawa, à l’Université Queens à Kingston, à l’Université Western (London) à Saskatoon, à Edmonton et à Vancouver.

M. le Docteur Georges Lavier, professeur à la Faculté de Médecine de l’Université de Lille : Leçons théoriques sur Les Parasites inoculateurs de maladie, à la faculté de médecine, à McGill, Québec et Ottawa.

Année 1933-34

M. le Docteur Gaudard D’Allaines, Chirurgien des hôpitaux de Pans: Cours de perfectionnement sur Les du tube digestif et annexes, à l’Université de Montréal, dans les hôpitaux de Québec et d’Ottawa. M. le Chanoine Gustave Jeanjean; Cours sous les auspices des Écoles Catholiques de Montréal et de la Faculté des Lettres.

M. Lucien Romier, collaborateur au journal « Le Temps » à la « Revue des Deux-Mondes »; cours donnés sous les auspices de l’école des Hautes Études et de la Faculté de Droit.

Le Docteur M. Moulonguet, chirurgien des hôpitaux de Paris : Cours de chirurgie et de gynécologie, à la Faculté de Médecine. M. Moulonguet a fait des leçons cliniques dans les hôpitaux de Montréal et de Québec.

Année 1934-1935

M. Jacques Mcsnager, Ingénieur conseil, professeur adjoint au Conservatoire National des Arts et Métiers : Cours sur le béton.

M. E. Gilson : Conférences sous les auspices de la Faculté de philosophie.

M. Raoul Blanchard, professeur à l’Université de Grenoble: Conférences sur la géographie de l’Industrie.

M. Jacques Rabut, ingénieur des constructions civiles de l’École Nationale des Ponts et Chaussées : Conférences sur « La Technique dans les grands travaux modernes », à Montréal, Québec et Ottawa.
Dom Paul Bellot, de l’Ordre de Saint Benoît, architecte diplômé par le gouvernement français : L’Architecture religieuse moderne.

M. Jacques Greber, professeur à l’Institut d’Urbanisme de l’Université de Paris : Conférences sur l’Urbanisme.

Année 1935-36

Docteur Charles Richet, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris ; Cours de Physiologie alimentaire sous les auspices de la faculté de médecine. Le docteur Richet a aussi donné des matinées cliniques à l’Hôtel-Dieu et à l’Hôpital Notre-Dame. Il s’est rendu à Québec.

Docteur Raymond Turpin, professeur agrégé à la faculté de médecine de Paris: Cours sur la Tuberculose pulmonaire de l’enfant, sous les auspices de la faculté de médecine et leçons cliniques à l’Hôpital Sainte-Justine, à l’Hôpital du Sacré-Coeur et à l’Institut Bruchési.

M. Charles Ettori, Maître des requêtes au Conseil d’État, professeur à l’École des sciences politiques. Cours de droit administratif, sous les auspices de la Faculté de Droit. M. Ettori s’est fait entendre à l’Université McGill.

M, Paul Hazard, professeur à Collège de France : Cours sur la Littérature comparée, sous les auspices de la Faculté des Lettres.

M. Jacques Maritain, professeur à l’Institut Catholique de Paris : Cours sur les Problèmes spirituels et temporels d’une nouvelle chrétienté, sous les auspices de la Faculté de Philosophie. M. Maritain a prononcé quatre conférences à Québec et séjourné à Toronto. M. Etienne Gilson : Cours sur l’Esprit de la Philosophie Française, sous les auspices de la Faculté de Philosophie.

Révérend Père Chenu. O.P. : Cours à l’Institut des Études médiévales.

Docteur Julien Huber, médecin des hôpitaux de Paris : Cours sur les maladies infectieuses de l’Enfant et du Nourrisson. Le Docteur Huber a professé à Québec.

M. Henry Hornbostel, professeur d’économie politique à la faculté de Droit de l’Université de Poitiers ; Cours sur la Monnaie.

Année 1936-1937

Docteur Émile Sergent : Conférences sur l’Enseignement de la Médecine et l’Étude de Sciences médicales. Leçons cliniques à Montréal et à Québec où il a prononcé quarante-deux cours et conférences.

M. Marcel Aubert, professeur à l’École des Chartes et à l’École des Beaux-Arts : Conférences sur la Technique de la Construction au Moyen Age.

M. Etienne Gilson : Cours sous les auspices de la Faculté de Philosophie.

M. André Fréchet, directeur honoraire de l’École Boulle de Paris. Conférences à l’École Technique sur l’Art du meuble.

Révérend Père Chenu, O.P. Cours à l’Institut d’études médiévales d’Ottawa et à l’Université d’Ottawa.

M. Raoul Blanchard, professeur à l’Université de Grenoble et à l’Université Harvard : Cours à l’École des Hautes Études sur « La Formation du relief avec application au relief de la province de Québec ».

Docteur H.L. Nègre, chef du Laboratoire de l’Institut Pasteur : Conférences et cours sur la Tuberculose expérimentale. Leçons cliniques dans les divers hôpitaux de Montréal et de Québec.

M. Gabriel Lebras, professeur à la Faculté de droit de Paris : Conférences sur les origines canoniques des droits occidentaux. M. Lebras, a professé à Québec et visité Toronto.

Année 1937-1938

Docteur Maurice Chiray, professeur agrégé de la Faculté de médecine de Paris, médecin des hôpitaux.
M. R. Demogue, professeur à la Faculté de droit de Paris.

M. Louis Baudin, professeur à la Faculté de droit de Paris.

Docteur Etienne Sorrel, professeur d’enseignement clinique à l’hôpital Trousseau de Paris.

M. Marcel Aubert, membre de l’Institut, professeur à l’École des Chartes et à l’École des beaux-arts, conservateur adjoint des Musées nationaux.

Docteur René Moricard, ex-interne des Hôpitaux de Paris, ancien chef de clinique.

Année 1938-1939

M. Alfred Ernout, membre de l’Institut de France, professeur à la Sorbonne, directeur d’étude à l’École pratique des Hautes Études de Paris.

M. Jacques Rabut, ingénieur des constructions civiles de l’École nationale des ponts et chaussées.

M. Etienne Gilson, professeur de philosophie médiévale à l’Université de Paris, directeur des études médiévales à l’Université de Toronto.

M. le Docteur Antoine Lacassagne, directeur adjoint de l’Institut du Radium de Paris.

M. H. Truchy, membre de l’Institut de France, professeur à la Faculté de Droit et à l’École des Hautes Études commerciales de Paris, et membre de l’Institut de France.

Année 1939-1940

M. A. Dain, professeur à l’École pratique des Hautes Études de Paris.

Le Docteur H.L. Nègre, chef de service à l’Institut Pasteur de Paris, Collaborateur de Calmette.

M. Bernard Fay, professeur au collège de France.

M. Fr. Olivier-Martin, membre de l’Institut de France, professeur à la Faculté de droit de Paris.

M. Etienne Gilson, professeur de philosophie médiévale à l’Université de Paris, directeur des études médiévales à l’Université de Toronto.

M. G.A. Boutry, directeur du laboratoire d’essais du Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris.

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Nous espérons que nos lecteurs éprouveront à lire les faits et gestes de l’Institut un sentiment d’admiration pour l’oeuvre accomplie par cet organisme de liaison intellectuelle entre la France et le Canada. Dans un monde plein de velléités, voilà des réalisations. Rendues possibles par la collaboration de l’Université, du gouvernement français et du gouvernement provincial, elles font rayonner à travers notre pays la science française.

Hermas Bastien