Histoire du Québec

Incendies à Montréal

Graves incendies à Montréal

Texte paru le 26 décembre 1941 dans le quotidien montréalais Le Canada.

Neuf appartements sont endommagés par le feu

Un capitaine est asphysié – Les pompiers doivent travailler toute la nuit pour étendre les flammes qui s’étaient déclarées dans les plafonds d’une cociergerie

Neuf appartements furent endommagés, hier matin, par un violent incendie qui menaça pendant quelque temps de destruction complète, une conciergerie de trois étages portant le numéro 3422, avenue Durocher (entre les rues Sherbrooke et Milton). Il y a vingtpcinq appartements dans cet immeuble, et quatre d’entre eux ne purent être occupés à la suite de l’incendie, dont la cause est encore indéteerminée. Les dégâts sont considérables.

Le capitaine Hervé Deveault, 51 ans, 1595 ouest, boulevard St-Joseph, qui fait partie du personnel de la caserne #5 (rue Ontario), fut asphysié en combattant les flammes. Après avoir reçu les premiers soins, sur les lieux, par le pompier H. Warner, de la caserne #25 (rue Drummond), et le pompier E. Hamel, chauffeur du directeur adjoint John Roche, le capitaine Deveault fut transporté à la caserne #5, puis transféré ensuite à l’hôpital Notre-Dame, par le mécanicien-chef adjoint Aristide Séguin. Les autorités de cette institution nous déclarèrent, hier soir, que la victime était présentement en bonne voie de guérison.

Les appartements endommagés par le feu, sont les numéros 6,7,11 et 12, respectivement habités par les familles de Mme F. Delaronde, M.M. Fox, M.J. Chlette et Mlle Mae Isak. Ceux qui furent endommagés par l’eau, sont les numéros 1 et 2, respectivement habités par Mme E.-B. Drolet. Les trois autres appartements qui furent endommagés par la fumée, sont les numéros 8, 14 et 23, repsectivement habités par les familles de MM. F.-H. Hagey, F. Duggan et C.W. McDougall.

L’alerte fut donnée par téléphone à 3 heures 54 hier matin. Un peu plus d’une demi-heure plus tard, on dut mander du renfort en utilisant l’avertisseur de ru #583, sis à l’angle de la rue Sherbrooke et de l’avenue Durocher. Les flammes qui avaient pris naissance entre le deuxième et le troisième étaes, c’est-à-dire entre les appartements 6 et 11, ne furent mapitrisées qu’ç 5 heures 30.

Les pompiers durent travailler jusqu’à 9 heures 23 hier matin, avant de pouvoir quitter les lieux. Ils étaient commandés par le directeur-adjoint Raymond-E. Paré, le directeur-adjoint John Roche, les chefs de districts Aleide Dumas et Jean Brière, et le mécanicien-chef adjoint Atistote Séguin.

Autre incendie rue Gilford

Quatre logis furent endommagés surtout par la fmuée, hier soir, au cours d’un vilent incendie, qui se déclara dans le sous-sol du domicile de M. Napoléon Grégoire, 950, rue Gilford (près de la rue Montana). Les pompiers, commandés par le chef de district Jean Brière, durent travailler pendant une couple d’heures avant de pouvoir éteindre complètement cet incendie, dont la cause est indéterminée. Outre le domicile de M. Grégoire, ceux de MM. J. Lefebvre, J. Richard et B. Weilmer, respectivement six aux numéros 952, 954 et 956, tur Gilfford, furent aussi endommagés. L’alerte fut donnée à 7 heures 39 et ce n’est que peu avant 10 herues hier soir que les pompiers purent tous retourner à leurs casernes respectives. Personne ne fut blessées au cours des manœuvres.

Glace et gel

Glace et neige. Photographie par Histoire-du-Quebec.ca.