Histoire du Québec

Électricité au Québec (récit historique)

Historique du développement de l’électricité au Québec

Dans les rues de Montréal, les premières lampes à arc côtoient les becs de gaz depuis 1879 et dans les années 1880, la province entreprend la construction des centrales hydroélectriques. Ces centrales sont gérées par des entreprises privées et les débuts de l’industrie sont plutôt chaotiques avec la multiplication des entreprises, mais assez vite un nombre de monopoles régionaux se forment, tels que la Montréal Light Heat & Power (MLH&P), Shawinigan Water and Power Company, la Québec Power Company, etc.

Les premières centrales hydroélectriques au Québec sont les suivantes: Centrale Montmorency, ouverte en 1885, celle de Saint-Narcisse, ouverte en 1896, celle de Lachine (1897), de Chambly (1898) et la centrale de Shawinigan 1, construite en 1901

Ensuite, on assiste aux premiers efforts d’enfouissement des lignes de distribution à Montréal.

En 1944, avec la création de Hydro-Québec, toute une nouvelle étape commence. En effet, on constate l’amélioration du réseau de distribution de Montréal, la baisse des tarifes et l’amélioration des conditions de travail des employés de Hydro-Québec qui procède d’abord à la construction de la deuxième section et un peu plus tard de la troisième section de la centrale de Beauharnois, de la Bersimis 1 et Bersimis 2 (transport à un niveau de tension de 315 kV) et de la centrale de Carillon.

En 1960, l’ère des grands projets énergétiques débute. Comme une prélude à l’expansion, Hydro-Québec obtient le mandat d’aménager les rivières non concédées du Québec et procède à l’acquisition, de gré à gré, des distributeurs privés d’électricité, en 1963. Dans tous ces projets, le rôle que joue René Lévesque est, on dirait, énorme.

Au lendemain de l’acquisition des compagnies privées, la puissance installée de Hydro-Québec augmente de 3 675 MW à 6 224, le nombre d’employés saute de 4 287 à 9 915,et l’actif (en millions $) passe de 1 239 à 2 050.

La société lance de vastes campagnes publicitaires (chauffe-eau, maison Novelec et Tout Électrique : normes d’isolation, «On est propre, propre, propre», «La maison anti-pollution»).

Ensuite, ayant l’appui de l’État et la connivence du public, Hydro-Québec commence l’aménagement des rivières Manicouagan et Aux Outardes, Le projet Churchill (Hamilton) Falls comme une alternative aux centrales nucléaires voit le jour, ainsi que la centrale nucléaire Gentilly 2. D’autres projets importantes inclussent le projet de la Baie James (Phase 1) en 1971, et le projet Champigny (rivière Jacques-Cartier), en 1973.

En 1975, après une longue période de conflits entre Hydro-Québec et la communauté crie qui conteste les projets de la Baie James, la Convention de la Baie James est signée. Des études d’impact à la Baie James sont en cours, ainsi que de nouvelle campagnes publicitaires («Évitons le gaspillage», «Économisons l’énergie d’ici» et autres).

Les Crises énergétiques de 1973 et 1979, la récession économique de 1981-82, ainsi que la chute du taux d’accroissement de la demande d’électricité, mènent aux changements de la Loi sur Hydro-Québec.

Après l’accident de la centrale nucléaire américains de Three Miles Island, survenu en1979, puis celui de Tchernobyl (L’URSS, 1986), Hydro-Québec décide de revoir les projets de la construction des centrales nucléaires. Elle élabore donc de nouveaux programmes d’économie d’énergie et crée un nouveau centre de recherches: LTEE dans le cadre des préoccupations environnementales.

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La Chute Montmorency

Chute de Montmorency. Photo : © tous droits réservés Valeria Novokreschenova

Dans les années 1980, le code de l’environnement est adopté, la Politique d’environnement et le Système de gestion ISO 14001.

Aujourd’hui, Hydro-Québec possède plus de 80 centrales, dont plus d’une cinquantaine de centrales hydroélectriques représentant une puissance de plus de 30 000 MW et une trentaine de centrales thermiques représentant une puissance d’environ 2 300 MW. D’ailleurs, HQ dispose de la quasi-totalité de l’énergie produite par la centrale de Churchill Falls dont la puissance nominale est d’environ 5 430 MW.

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