Histoire du Québec

Le rôle de l'Église en Nouvelle-France

Le rôle de l’Église en Nouvelle-France

En Nouvelle-France, l’Église a été l’un des facteurs principaux qui ont contribué à la création, à la survie et au développement de la colonie.

Pour les États européens, les avantages politiques et économiques de posséder des territoires outre-mer sont évidents. Il en est de même pour l’Église, qui se targue en plus de convertir les Amérindiens à la foi chrétienne. En outre, la Nouvelle-France avait besoin non seulement d’un clergé missionnaire, mais aussi de personnes vouées au service spirituel des colons.

Les premiers missionnaires arrivent en Nouvelle-France en 1615, répondant à l’appel de Champlain adressé au clergé français sur la nécessité: « d’aider les indigènes à venir à la connaissance de Dieu ». Pourtant, les premiers efforts pour convertir les Indiens n’ont pas été heureux, les conversions étant rares et huit missionnaires ayant connu le martyre.

Mais le rôle prédominant de l’Église au cours de l’histoire du Canada français est incontestable. Les religieux ont ainsi pour tâche d’appuyer les habitants aux moments les plus durs de leur vie: les épidémies ravagent la colonie; les fréquents incendies détruisent les villes; la famine frappe régulièrement; lorsque l’hiver arrive, la population reste isolée; les conflits avec les Indiens et les Anglais sont nombreux.

C’est en 1674 que Mgr de Laval fait transformer le vicariat apostolique de la Nouvelle-France en évêché. Il crée aussi des districts paroissiaux et il y établit des curés résidents. En 1690, le nombre des paroisses est porté à quarante, mais la plupart n’ont pas encore de presbytère ni d’église. Dès 1688, l’abbé de Saint-Vallier devient évêque de la Nouvelle-France et procède à la création de nouvelles paroisses.

Église en nouvelle-france

Église en Nouvelle-France

La religion. Photo © Histoire-du-Québec

Mgr de Saint-Vallier meurt en 1727. Une longue bataille commence alors, le jour même de ses funérailles, pour des questions de préséance, puis se prolonge au cours des jours suivants, pour des problèmes de juridiction sur le diocèse.

Le capucin Duplessis de Mornay est nommé évêque en 1728, mais il ne vient pas une seule fois rendre visite à son diocèse.

Mgr Dosquet (1733-1739) démissionne après un court séjour au cours duquel il a ordonné un seul prêtre.

Mgr Pourroy de Laubrerivière est nommé évêque en 1739, mais il meurt de la peste en accostant à Québec.

Le dernier évêque de la Nouvelle-France est Mgr Dubreuil de Pontbriand (1741-1760) qui est connu dans la colonie pour sa charité envers les pauvres.

En 1756, il y a 124 paroisses en Nouvelle-France, mais la colonie vit ses dernières années. Cependant, l’Église est restée très présente sur le territoire.