Histoire du Québec

Histoire de la BAnQ

Histoire de la BAnQ

La BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec) est officiellement née en 2006, à la suite de la fusion de la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ), des Archives nationales du Québec (ANQ) et de la Grande Bibliothèque.

Cependant, l’histoire de la bibliothèque publique québécoise, ainsi que des archives publiques, est longue.

En 1915, la bibliothèque Saint-Sulpice est fondée par des Sulpiciens. Ses installations sont situées rue Saint-Denis, à Montréal, et elle ouvre ses portes à tous les lecteurs et chercheurs.

C’est en 1920 que les Archives de la province de Québec sont créées. Il s’agissait avant tout des archives historiques, où étaient conservés les documents liés à la Nouvelle-France. Le premier archiviste officiel fut l’historien Pierre-Georges Roy, dont notre site web cite quelques articles sur l’histoire du Québec. L’année suivante, soit en 1921, le premier rapport annuel des Archives est rédigé. Ce Rapport de l’archiviste de la province de Québec sera publié jusqu’en 1975, même si en 1970 l’institution change de nom et devient les Archives nationales du Québec, ou ANQ.

Quant à la Bibliothèque, c’est le 12 août 1967 que l’Assemblée nationale du Québec adopte une loi instituant la Bibliothèque nationale du Québec, dépendant du ministère des Affaires culturelles. Le premier fonds de la BNQ est formé par des collections de la bibliothèque Saint-Sulpice, acquise par le gouvernement du Québec en 1941.

En 1968, pour la première fois au Québec, entre en vigueur le Règlement sur le dépôt légal. Selon ce Règlement, tous les éditeurs québécois doivent déposer à la BNQ deux exemplaires de toutes les œuvres imprimées, telles que les livres, les journaux et revues, les partitions musicales, les brochures et autres publications. En 1969, la BNQ publie le premier répertoire de tous les documents imprimés au Québec suite à l’approbation du Règlement sur le dépôt légal. Désormais, ce répertoire sera publié tous les mois.

En 1980, la BNQ publie le premier tome de la Bibliographie du Québec de 1821-1967. Au total, 26 tomes seront édités, retraçant la totalité ou presque des documents publiés pendant cette période.

La Loi sur les archives du Québec est adoptée par l’Assemblée législative en 1983, aussi les ANQ procèdent à l’élaboration de normes, de principes de classement et de classification des documents actifs, semi-actifs et historiques. De plus, les ANQ élaborent une politique sur les archives privées ainsi que des règlements qui permettent d’accorder le statut d’archives agréées aux services d’archives privées.

bibliothèque nationale

La BAnQ : © Histoire du Québec.ca

En avril 1989, la nouvelle Loi sur la Bibliothèque nationale du Québec entre en vigueur.

À partir de la fin du XXe siècle, la BNQ et les ANQ mettent en place des systèmes informatiques, dont le système Pistard pour les ANQ, qui donne aux chercheurs un accès direct aux banques d’informations sur les archives dans les neuf centres d’archives des ANQ.

Finalement, en juin 2001, le gouvernement du Québec adopte une loi fusionnant la BNQ et la Grande Bibliothèque du Québec. Cette loi entre en vigueur le 4 mars 2002.

En 2001-2004 débute la construction de l’édifice de la BNQ, au coin du boulevard De Maisonneuve et de la rue Berri, à Montréal. En mai 2004, la fusion de la BNQ et des ANQ a lieu. Le processus institutionnel culmine avec la fondation officielle de la BAnQ, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, vouée à l’acquisition, à la conservation et à la diffusion du patrimoine documentaire publié, aux archives et aux films du Québec. La bibliothèque ouvre ses portes le 30 avril 2005.

Aujourd’hui, la BAnQ possède un volume impressionnant de documents: plus de 50 kilomètres de documents textuels, environ 15 millions d’épreuves photographiques et d’autres pièces iconographiques, environ un million de cartes géographiques et de plans, 50 mille heures d’enregistrements sonores, de films et de vidéos, plus de 100 mille microfiches et plus de 12 000 bobines de microfilms. Tous ces documents témoignent de l’histoire, de la vie politique, culturelle et sociale du Québec, ainsi que de ses aspects juridiques, technologiques, etc.

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