Histoire du Québec

Grandes découvertes

Grandes découvertes – Ligne du temps

Histoire de la civilisation des découvertes

Après l’épopée des Scandinaves, les aventures de Marco Polo, les voyages mystérieux des Danois et les performances extraordinaires des marins d’Henri le Navigateur, une période de découvertes sans précédent débute dans l’histoire de la civilisation occidentale.

1468 – 1488 : Le Portugais Barthélémy Diaz atteint l’extrémité méridionale de l’Afrique.

1492 : Christophe Colomb accomplit son premier voyage au Nouveau Monde. Il est nommé Amiral de la mer océane, Vice-Roi et Gouverneur des Terres  des Indes dévouvertes de l’autre côté de l’Océan Atlantique.

1493 : A la tête d’une flottille de 17 navires, le navigateur Christophe Colomb se rend de nouveau aux “Indes”. Il rentre en Espagne en 1496, revêtu de la bure des franciscains par suite de l’humiliation que lui a fait subir le mandataire des souverains espagnols, Jean Aguado.

1493 : Premier tracé de la ligne imaginaire alexandrine.

1494 : Traité de Tordésillas.

1498 : Le Portugais Vasco de Gama atteint les Indes (les vraies) et rentre au Portugal.

1498 : Troisième voyage de Christophe Colomb. Il touche pour la première fois au continent. Il rentrera deux ans plus tard. Il a des lubies. On l’enchaîne. Il exigera de comparaître devant les souverains, pieds et poings liés.

1499 – 1500 : Alonso de Hojeda et Juan de la Cosa abordent aux côtes de la Guyanne, et donnent à la région le nom de Venezuela. Les habitations indigènes sont construites sur pilotis et leur rappellent Venise. Amerigo Vespucci, italien, commerçant à Seville, visite à peu près la même région que Hojeda. Vicente Yanez Pinzon, un récent compagnon de Colomb, visite la côte du Brésil. Diego de Lepe touche aussi le littoral brésilien. Pedro Alvares Cabrai prend possession du Brésil au nom du Portugal. Alonzo Nifio revient du Venezuela avec 96 livres de perles.

1502 – 1504 : Dernier voyage de Christophe Colomb dans l’Amérique. Jusqu’à sa mort, il est sûr et certain qu’il s’agit de l’Inde en Asie.

1513 : Ponce de Leon, parti à la recherche de la fontaine de Jouvence, arrive en Floride le jour de la Quasimodo, Pâques fleuries. (Pascua florida).

1513 : Vasco Nunez de Balboa, conquistador espagnol, traverse l’isthme de Panama qui lui permet de reconnaître le Pacifique.

1519 – 1522 : Ferdinand Magellan entreprend une expédition qui l’amènera aux Philippines en contournant le Nouveau Monde par le Sud. A la mort du capitaine-général en 1521, Sebastian del Cano prend la direction de l’expédition et ramène vivants 18 des 265 hommes d’équipage. Ce voyage de Magellan termine les Grandes Découvertes.

Désirs des explorateurs

La découverte du fait que l’Amérique n’avait rien de commun avec la Chine ne fit que stimuler le désir des explorateurs de trouver une autre voie d’accès par mer aux richesses tant convoitées de l’Empire de Cathay. Colomb avait remarqué la force du courant portant à l’ouest et qui longeait les côtes du Venezuela ; à son sens, un tel volume d’eau devait rejoindre quelque part l’océan Indien. Acceptée par les navigateurs qui se lancèrent dans son sillage, cette théorie de Christophe Colomb fit perdre aux explorateurs du début du XVIe siècle un temps précieux, qu’ils consacrèrent à la recherche d’un passage à travers l’Amérique centrale.

Le littoral de la mer des Caraïbes se précisant petit à petit, les marins comprirent que le puissant courant en question ne débouchait pas quelque part du côté de l’océan, mais s’en allait vers le nord-est pour former le Gulf-Stream. La perspective de trouver une voie d’accès aisée vers Cathay et ses richesses fabuleuses s’estompa rapidement.

Entre-temps, les géographes et les cartographes européens en étaient venus à la conviction que Colomb s’était trompé et que la Chine se trouvait loin dans l’est des terres découvertes. À quelle distance ? La question commença à se poser avec plus de précision le jour où s’étant péniblement frayé son chemin à travers les marécages de l’isthme de Panama, Vasco Nunez de Balboa, revêtu de son armure et brandissant d’une main son sabre, de l’autre la bannière royale, pataugea dans les vagues du Pacifique en proclamant la souveraineté de l’Espagne sur cet océan. L’Asie, c’était évident, se trouvait au-delà de cette nouvelle et vaste étendue maritime.

Grandes découvertes

La mer des Caraïbes dans l’Atlantiqiue, île de Jamaïque. Photographie d’Histoire-du-Québec.ca.