Histoire du Québec

Explorations anglaises au XVIe siècle

Explorations anglaises

À partir du milieu du XVIe siècle, l’organisation, des expéditions anglaises fut certes motivées par la perspective de s’attirer un profit intéressant, mais ce désir se nuançait d’une curiosité purement intellectuelle. Les marchands anglais, désireux de défendre les intérêts acquis dans le commerce des épices, bénéficièrent du soutien des Tudor et des Stuart, sans que jamais cet appui n’atteignit l’ampleur de l’aide que les gouvernants espagnols et portugais assuraient à leurs explorateurs et à leurs négociants.

Le complément financier fut fourni par des investissements d’enthousiastes, avides de comprendre la géographie du grand Nord et riches en idées pour la solution des problèmes de la navigation subpolaire.

Le groupe qu’ils formaient était hétéroclite ; aux intellectuels en pantoufles comme le mathématicien John Dee, d’ailleurs soupçonné de pratiquer la magie noire, aux marins érudits, tels John Davis ou Sébastien Cabot, il fallait joindre des personnes de l’aristocratie qui, à l’exemple de Sir Humphrey Gilbert, étaient suffisamment courageux et idéalistes pour courir des risques, tout en restant assez savants pour évaluer les chances de réussite.

La principale impulsion qui déclencha ces voyages vers le nord fut l’œuvre de marchands anglais d’un nouveau type : ces hommes tiraient orgueil de leur carrière de financier. Ils entendaient profiter du bouleversement social, qui permettait à un marchand prospère de frayer avec les aristocrates, mais ils étaient plus réceptifs qu’aucun autre groupe de la société aux idées de la Renaissance et à son développement intellectuel.

Sérieux, intelligents, animés d’un esprit patriotique, ces hommes comprenaient aisément les préoccupations des érudites de l’exploration et suivaient gagner à leur cause la sympathie de gentilshommes de bon conseil ayant voix au chapitre à la Cour.

Explorations anglaises

Ville de Toronto, au Canada. Photo : Histoire du Québec.ca