Histoire du Québec

Débuts de Québec (la capitale)

Les débuts de Québec ( la ville capitale)

 La ville de Québec prend forme à l’époque de la compagnie des Cent-Associés. Jusqu’en 1650, on y trouve une très faible population. En effet, ce n’est qu’un village dans lequel un témoin dénombre seulement une trentaine de maisons vers 1650.

Par contre, la compilation de l’historien Marcel Trudel révèle la présence de 367 ménages en 1660, dix ans plus tard. En ce moment, le modeste village est devenu la principale ville de la plus grande province du royaume de France. La ville a même son premier maire, Jean-Baptiste Legardeur de Repentigny, élu en 1663 (mais il abandonnera sa charge peu après son élection au profit d’un syndic des habitants).

L’apothicaire Louis Hébert est le premier colon à venir s’établir à Québec avec sa famille. La terre qu’il y défriche est érigée en fief sous le nom de Sault-au-Matelot. Plus tard, cette propriété sera acquise par Monseigneur de Laval pour y établir le séminaire de Québec.

Le gendre de Louis Hébert, Guillaume Couillard, est quant à lui reconnu comme le premier laboureur du pays.

On croit que Marguerite Langlois et le pilote Abraham Martin, qui a laissé son nom à une côte qui reliait sa maison à la rivière Saint-Charles et aux plaines qui s’étendent à l’extérieur des murs de la ville, auraient été les parents du premier enfant français à naître au Québec.

Tous ces pionniers et quelques autres sont demeurés à Québec durant l’occupation du poste par les frères Kirke.

L’histoire a reconnu les mérites des premiers résidents de Québec, mais il faut tout de même retenir que la colonie a mis du temps à subvenir à ses besoins alimentaires… Jusque vers 1640, les navires de ravitaillement de la compagnie des Cent-Associés étaient attendus avec impatience. Par la suite, la production agricole locale était suffisante, du moins dans les bonnes années, mais la raison d’être de la colonie demeurait toutefois la fourrure et l’exportation de cette richesse naturelle en Europe.

Cependant, la ville naissante comportait de nombreuses institutions religieuses.

Installés à haute ville de Québec dès 1633, les jésuites assument la responsabilité de la paroisse en plus de leur travail missionnaire. Ils logent dans un modeste bâtiment de bois avant de s’installer en 1648 dans un édifice en pierre sur le site occupé aujourd’hui par l’hôtel de ville de Québec.

Quant au séminaire, fondé en 1663, il est logé à ses débuts dans l’a maison de la veuve Couillard, fille de Louis Hébert, avant le début de la construction en 1675 de l’édifice situé à côté de la cathédrale.

Après les Jésuites et les Récollets, c’est le tour des religieuses ursulines et hospitalières de venir fonder un couvent et un hôtel-Dieu pour les Amérindiens et les colons. Ces religieuses exercent d’abord leur apostolat dans de humbles maisons louées de la compagnie des Cent-Associés à la basse ville de Québec, mais elles emménagent dans leurs monastères de la haute ville en 1642 (les Ursulines) et en 1644 (les Hospitalières).

Peu à peu, la ville prend sa forme. Après avoir été un comptoir de traite et un foyer missionnaire, elle ressemble de plus en plus aux petites villes de la France avec ses institutions, ses artisans, ses commerçants… De plus que même si un nombre croissant de colons transitent par le port, le roi de France veut accélérer davantage le peuplement de la colonie.

Début de la capitale

Plan de québec

« Vrai Plan du haut & bas de Québec, comme il est en l’an 1660 ». À la fin du règne des Cent-Associés, les deux secteurs de la ville sont nettement délimités : la partie basse, place marchande ouverte sur le port, la haute ville institutionnelle, avec ses monastères et ses édifices publics.