Histoire du Québec

Crise économique de 2008

Crise économique de 2008

La crise économique de 2008 a débuté avec l’éclatement de la bulle immobilière (aussi connue comme la crise des subprimes) en mars 2007. Les subprimes sont des emprunteurs risqués, qui sont susceptibles de ne pas repayer leur dette. Pour réduire la situation à quelques mots, les créanciers ont prêté trop d’argent et les emprunteurs n’ont pu les rembourser car les prix des maisons ont chuté. Bien que les biens immobiliers aient été quittés et vendus, ça n’a souvent pas été suffisant. La politique de la Réserve Fédérale Américaine sous la directive d’Alan Greenspan (le mandat de Ben Bernanke débuta en 2006) fut aussi blâmée. Une conséquence importante a été la nationalisation de Freddie Mac et Fannie Mae en 2008. La Réserve Fédérale injecte des liquidités au marché financier pour prévenir des faillites bancaires, mais néanmoins, les États-Unis et, aussi le Royaume-Uni, ont été les plus touchés.

Rappelons que les premiers banquiers étaient des orfèvres. Des clients ne seulement demandaient des bijoux, mais entreposaient leur or chez les joailliers. Ces derniers se sont rendus compte que les clients ne viendraient pas reprendre leur métaux précieux tous en même temps et donc ils pouvaient prêter de l’or en échange de notes. Avec grande simplification, les banques fonctionnent sur pareil principe. En temps normal, c’est une façon géniale de créer de l’argent pour l’économie et d’aider le déroulement du commerce, entre autres, mais en temps d’insécurité générale le paradoxe de la prophétie autoréalisatrice a lieu.

Donc, si toute la clientèle a peur et se jette simultanément sur une banque pour retirer son argent, la banque fait faillite car elle ne peut repayer tous les prêts à l’instant. C’est précisément un des graves problèmes qui a suivi le krach des marchés boursiers en 1929.

Un autre effondrement boursier a lieu en 1987, mais point aussi sévère car plusieurs mécanismes régulateurs ont été mis en place après la Grande Dépression pour éviter que l’histoire ne se répète. Par exemple, dans la plupart des pays développés il existe aujourd’hui des instituions, en plus des banques centrales, qui servent de garants. En cas de troubles, ces corporations ainsi que les méga banques (gouvernementales) agissent en tant que préteur de dernier recours pour éviter une panique bancaire.

En affaires, l’information est importante, aussi l’innovation. Les théories et méthodes de la finance ont beaucoup évolué, évidemment avec l’informatisation et la libéralisation du mouvement de capital international. Les développements politiques et technologiques jouent des rôles importants. Et vice-versa, les gouvernements peuvent et souvent, interviennent. Le but est la stabilité et la croissance économique.

Pour illustrer, la Banque du Canada (la banque centrale du pays) réagit à la récession ou l’inflation en coupant ou montant les taux d’intérêt, qui est suivi par les banques commerciales. Un autre moyen dont dispose la BdC est la gestion de la masse monétaire. À quel point l’état devrait intervenir dans les marchés dépend entre autres des écoles de pensée économiques. Le laissez-faire d’Adam Smith s’est avéré désastreux à gérer les répercussions du krach boursier de 1929, alors le Keynésianisme a pris le devant.

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« Les grandes crises de la vie peuvent faire de chaque heure une éternité d’angoisse, elles n’arrêtent pas le temps. » Louis Bilodeau, écrivain canadien (Ontario). Roman Belle et grave. Photo : © Histoire-du-Quebec.ca