Histoire du Québec

La chute de la Nouvelle-France, fin de la guerre

Fin de la guerre de Sept Ans : la chute de la Nouvelle-France

Après la bataille des Plaines d’Abraham en septembre 1759, les troupes françaises se réfugient à Montréal. Elles retournent vers la ville de Québec en avril 1760, commandées par M. de Lévis qui remporte une victoire à Sainte-Foy. Les Anglais se retranchent alors derrière les murs de la capitale, encerclée par les troupes de Lévis. Finalement, les Français doivent se retirer en mai, après l’arrivée de navires Anglais venus secourir les assiégés.

Les forces britanniques convergent ensuite vers Montréal. Une colonne vient de Québec, une autre remonte en bateau depuis le lac Champlain, une troisième descend le cours supérieur du Saint-Laurent.

L’importance stratégique du dernier bastion français se comprend aisément, de même que l’importance de la navigation sur le Saint-Laurent, dont dépendent les échanges avec le reste du territoire.

Le 7 septembre 1760, M. de Vaudreuil fait dire au général Jeffrey Amherst, commandant des troupes anglaises, qu’il est prêt à capituler. Le lendemain, une compagnie anglaise de grenadiers et d’infanterie légère, dirigée par le colonel Haldimand, prend possession de l’unique batterie montréalaise.

Ce même jour, le 8 septembre 1760, à 8 heures du matin, le dernier gouverneur français de la Nouvelle-France appose sa signature au bas de l’acte de reddition de la ville et de l’ensemble de la colonie.

Les Anglais n’ont pas eu besoin de tirer un seul coup de fusil.

Les Français remettent leurs armes en présences des vainqueurs sur la place centrale de la ville. M. de Lévis ordonne à ses troupes de brûler leurs drapeaux plutôt que de les remettre à l’adversaire, comme c’est la coutume. Douze jours plus tard, après la reddition de Trois-Rivières, il ne reste plus aucun soldat ni officier des armées françaises en Amérique. Les habitants de l’ancienne Nouvelle-France prêtent serment de fidélité à Sa Majesté britannique George II.

Le chef de l’Église catholique de Québec, Monseigneur Jean-Olivier Briand, ordonne aux prêtres de reconnaître le roi d’Angleterre comme leur souverain. En 1763, le Traité de Paris met fin officiellement à la guerre.

En France, ils furent d’ailleurs nombreux à penser avec Voltaire, que «ces quelques arpents de neige avaient déjà coûté beaucoup trop cher à la Mère patrie, et qu’il était aussi bien qu’elle en fût débarrassée».

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Parade militaire des Anglais

Les soldats anglais ‘a Québec après la chute de la Nouvelle-France. Image du domaine public