Histoire du Québec

Casson au Québec

Casson, l’origine du toponyme et son utilisation au Québec

Canton de Casson

Dans le Témiscamingue (région administrative de l’Abitibi-Témiscamingue, Municipalité régionale de comté de Témiscamingue), on identifie par le nom de François Dollier de Casson un canton marécageux, plutôt plat, découpé par un méandre de la rivière des Outaouais et par des lacs auf formes plus ou moins pointues, tels le lac Goudie et le lac Courteau.

Dollier de Casson (1636 – 1701), prêtre de Saint-Sulpice, d’origine bretonne, fut d’abord capitaine de cavalerie sous Turenne. Venu au Canada avec Alexandre de ¨rpivo;;e de Tracy en 1665, il participa l’année suivante, comme amumônier, à l’expédition menée contre les Iroquois. En 1669, accompagné d’un autre suplcien. René Bréhant de Galinée, il fit un voyage vers les Grands Lacs avec Robert Cavelier de La Salle. Il fut supérieur des Sulpicien de 1671 à 1674, puis de 1678 jusqu’à son décès. Excellent ingénieur, il traça les premières rues de Montréal et entreprit, avec Gédéon de Catalogne, le creusage du canal de Lachine dont il ne vit pas la fin de l’ouvrage. Il a laissé une Histoire du Montréal, rédigée en 1674 et publiée pour la première fois en 1868 d’aprsè une copie assurée par Louis-Joseph Papineau pendant son exil à Paris (1844). Ce personnage est doublement honoré dans la toponymie puisque Dollier identifie un canton au moins depuis 1921, alors que Casson paraît sur les cartes depuis 1956. Ce canton a été proclamé en 1966.

Histoire du toponyme de Casson

On découvre le canton de Casson dans la réserve faunique La Vérendrye, vaste territoire destiné à la conservation et à la gestion de la richesse faunique qui s’y trouve, mais aussi aux activités de plein air. Inhabité, quoique fréquenté par les amateurs de pêche au brochet ou au doré, il s’étend à quelques kilomètres à l’ouest du Grand lac Victoria et à une quarantaine de kilomètres au sud de Val-d’Or, dans la région administrative de l’Abitibi-Témiscamingue.

Le nom de cette entité territoriale rappelle, depuis 1956, l’un des Sulpiciens venus au Canada au cours du XVIIe siècle, François Dollier de Casson. Ce personnage, issu de la petite noblesse bretonne, naquit en 1636 dans le château familial de Casson.

La commune de Casson est aujourd’hui sise à l’ouest de l’Erdre, à environ 10 kilomètres au sud-ouest du chef-lieu de canton de Nort-sur-Erdre et à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, préfecture du département de la Loire-Atlantique. En 1657, après trois années dans l’armée royale, François Dollier de Casson entra au séminaire de Saint-Suplice, à Paris, afin de poursuivre ses études et devenir prêtre. Une fois ordonné, désireux d’évangéliseer les Amérindiens, il s’embarqua pour la Nouvelle-France en 1666. Arrivé à Québec le 7 septembre, il oeuvra, dès la semaine suivante, comme aumônier de l’expédition du marquis de Tracy contre les Iroquois.

Trois ans plus tard, Casson accompagna Rovert Cavelier de La Salle et un groupe d’explorateurs dans une expédition vers les Grands Lacs. Nommé supérieur à Ville-Marie (Montréal), en 1670, Casson se mit à organiser la petite agglomération, dont les Sulpiciens étaient à la fois les prêtres et les seigneurs. Ainsi, il dessina les plans de l’église paroissiale de Ville-Marie, ouverte au culte en 1678, et entreprit, en 1672, avec l’aide du notaire-arpenteur Bénigne Basset, de tracer les premières rues de la nouvelle ville ; à la même époque, il rédigea une Histoire du Montréal, ouvrage qui ne fut toutefois publié qu’en 1844.

François Dollier de Casson est mort à Montréal le 27 septembre 1701. Au Québec, le toponyme Casson désigne également deux nappes d’eau et une rue de la ville de Trois-Rivières.

Bibliographie :

  • Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d’un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d’un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
  • La France et le Québec. Des noms de lieux en partage. Commission de toponymie du Québec, les Publications du Québec, l’Association française pour l’information géographique, 1999).
Dollier de Casson

Rue Saint-Jean au coeur du Vieux-Montréal, ville dont le premier plan a été tracé par Dollier de Casson. Photographie par Histoire-du-Quebec.ca.