Histoire du Québec

Brève histoire du Québec

Brève histoire de la province du Québec et du toponyme de Québec

Le Québec, d’une superficie de 1 535 843 km2, est limité à l’ouest par l’Ontario et la baie d’Hudson, au nord par le détroit d’Hudson et la baie d’Ungava, au nord-est par le Labrador, à l’est par le golfe du Saint-Laurent ainsi que le Nouveau-Brunswick et au sud par les États-Unis.

La ville de Québec a donné son nom au territoire qui s’est formé progressivement par extension géographique. Le territoire qui fut érigé sous le nom de Diocèse de Québec en 1674, comprenait toute la Nouvelle-France, de l’Acadie à la Louisiane.

D’autre part, le gouvernement de Québec, au XVIIIe siècle, sous le Régime français, s’étendait des Éboulements aux Grondines et de Deschaillons à Rimouski, et comprenait en plus une colonisation récente dans la Beauce.

La Proclamation royale de 1763 établit le « gouvernement de Québec ». Le toponyme Province de Québec est cependant cité, le 14 novembre 1763, dans la Commission accordée à James Murray. Ce nom de lieu a désigné un plus grand espace lors de la sanction de l’Acte de Québec, en 1774. En effet, on a alors rattaché à la nouvelle province de Québec la côte du Labrador et les îles du golfe du Saint-Laurent à l’est, de même que la région des Grands Lacs et une partie de la vallée de l’Ohio à l’Ouest.

La création du district d’Ungava en 1898 occasionna vers le nord une importante extension du territoire de la province qui avait désormais accès à la baie James. En 1912, les limites du Québec s’étendirent à l’ensemble de l’Ungava et du Labrador ; ce territoire a pris le nom de Nouveau-Québec. Cette nouvelle délimitation du territoire fixe à 3 milles des côtes la frontière entre le Québec et la colonie de Terre-Neuve dans le Labrador. Cette question des limites de la bande de terre appelée Labrador fut soulevée par Terre-Neuve. Le Conseil privé de Londres accorda à Terre-Neuve, en 1927, l’ensemble du bassin hydrographique tributaire de la mer du Labrador d’une superficie de plus de 260 000 km2.

Le nom de lieu Québec a servi à créer plusieurs autres toponymes – Cratère du Nouveau-Québec, Venise-en-Québec, Rue des Québécois, etc. – et aussi ailleurs au Canada – par exemple Québec Street et Québec Place à Vancouver -. Notons que le nom de lieu Québec a été transféré notamment en France, en Angleterre, en Espagne, au Mexique, aux États-Unis. Québécois, Québécoise constitue à la fois le gentilé des habitants de la ville et de la province de Québec.

Québec a en outre reçu nombre de surnoms qui mettent tantôt l’accent sur son origine, la Ville de Champlain, tantôt sur son ancienneté, le Berceau de l’Amérique du Nord et la Vieille Capitale, tantôt encore sur l’importance de ses fortifications et de sa position stratégique, le Gibraltar de L’Amérique du Nord. On ne saurait passer sous silence les caractéristiques essentiellement urbaines de la toponymie de Québec avec ses côtes (de la Fabrique, de la Montagne, Sainte-Geneviève, Dambourgès), ses places (D’Youville, de Paris, Jacques-Cartier), ses escaliers (Casse-Cou, des Franciscains), ses marchés anciens (Finlay, Montcalm), ses caps (Blanc, Diamant), ses faubourgs hors les murs (Saint-Jean, Saint-Roch), ses ruelles (des Ursulines, Frontenac), sa Haute-Ville et sa Basse-Ville, ses relents de la Conquête (avenues Montcon, Wolfe, Montcalm, Murray) ou encore ses traces du Régime français (côte de la Canoterie, rue du Sault-au-Matelot, rue des Grisons).

Ville de Québec

Ville de Québec. Le nom même de Québec, signifiant rétrécissement des eaux, exprime sa situation à la charnière du fleuve et de l’estuaire. Le cap, au sommet et au pied duquel la ville s’est développée, caractérise son site dont plusieurs éléments se retrouvent dans la toponymie de la Vieille Capitale. Photographie par Histoire-de-Québec.ca.