Histoire du Québec

Bastion Saint-Louis

Le bastion Saint-Louis

Le bastion Saint-Louis fait partie du dispositif de fortification de Québec. Ce bastion est en forme pentagonale avec deux faces vers l’ennemi et deux flancs fournissant les feux de flanquement afin que toutes les parties de l’ouvrage défensif puissent se voir et se couvrir mutuellement.

Sous la crainte d’une attaque anglaise sur Québec, la première enceinte de la capitale est construite au printemps 1690, en six semaines, par le major de ville, François Provost. Il s’agit d’une ligne de palissade qui inclut onze petites redoutes de maçonnerie en forme de bastion.

En 1693, après l’échec du siège de Québec par William Phips, Frontenac autorise la construction d’un nouveau rempart bastonné sur le côté ouest de la ville.

C’est le capitaine Josué Boisberthelot de Beaucours qui dirige les travaux. L’enceinte est dotée de quatre bastions dont celui de Saint-Louis. Deux portes s’ouvrent sur la rue Saint-Jean et la rue Saint-Louis.

Le bastion Saint-Louis est reconstruit en 1706 par l’architecte Jean Mailloux selon les plans de l’ingénieur Levasseur de Néré. Ce nouveau bastion devient une fortification permanente, car il est constitué d’un rempart de terre couvert de maçonnerie auquel s’ajoute un chemin couvert en guise de fossé.

En 1745, la capitulation de Louisbourg crée la panique à Québec. Le gouverneur Beauharnois autorise la construction d’un rempart pour fermer définitivement la Haute-Ville du côté de la campagne. L’ingénieur Gaspard Joseph Chaussegros de Léry intègre les bastions érigés de même que ses propres ouvrages de 1720. Il obtient un ensemble défensif formé d’une succession de bastions de courtines et de trois portes : Saint-Louis, Saint-Jean et du Palais.

Cette nouvelle fortification se veut de nature permanente. Comme la main d’œuvre est rare, des miliciens de la ville de Québec sont employés comme ouvriers pour les travaux de 1745 à 1757.

Une poudrière est construite dans la gorge du Bastion Saint-Louis de même qu’une casemate sur le flanc gauche. La casemate constitue un endroit voûté à l’épreuve des bombes où peuvent se réfugier les troupes. Elle a aussi pour objet d’obtenir un deuxième niveau d’emplacement de tir en bas et sur les flancs. Elle est aussi utilisée comme caserne et peut accueillir une vingtaine d’hommes du rang de soldat à sous-officier. La poudrière sert à entreposer la poudre du roi et celle des habitants. Pour des raisons de sécurité évidentes, la poudrière du bastions Saint-Louis, comme toutes les autres poudrières de la ville de Québec, est gardée par un détachement armé des compagnies franches de la Marine.

Les canons du bastion Saint-Louis et des fortifications de Québec sont, quant à eux, sous la responsabilité des deux compagnies de canonniers bombardiers qui sont logés dans les corps de garde situés au-dessus des portes Saint-Louis et Saint-Jean.

olan Québec 1757

Les éléments du tracé d’une fortification illustrant le principe du flanquement. Cette carte de Québec datant de 1757 démontre que l’ingénieur en chef de la Nouvelle-France, Chaussegros de Léry, a su mettre en œuvre une fortification, respectant toutes les règles de l’art militaire de l’époque et qui entoure finalement la ville de Québec. Crédit pour cette image : Carte ancienne de Paulus Swaen – Plan de la Ville de Québec – Gravure publiée par Prévost à Paris, vers 1757.

Remparts

Les remparts du bastion Saint-Laurent. Photo : GrandQuebec.com

haute-ville

Le bastion protégeait l’entrée au fleuve. Vue sur la Haute-Ville de Québec. Photo : GrandQuebec.com

vue sur le fleuve

Vue sur le fleuve depuis les hauteurs du Cap-Diamant. Photo : GrandQuebec.com

Cap Diamant

Vue sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent. Photo : GrandQuebec,com

Fleuve en amont

Photo : GrandQuebec. com