Histoire du Québec

Armoiries d'Amqui

Armoiries d’Amqui

De gueules а un sapin d’or, sur le tout en bande d’argent ; а un chef d’or, chargé d’un dextrochère de sable, accosté de deux croix fleurdelisées du premier.

L’écu soutenu par deux branches d’érable de sinople, feuilles de même tigées et boutonnées d’or, croisées en pointe en sautoir et liées par un ruban de gueules, retenant un listel de parchemin d’or chargé de la devise en lettres romaines: PER ARDUA VIRTUS qui signifie Courage au milieu des problèmes ardus.

  • Un sapin : industrie principale d’Amqui, le bois.
    L’or signifie : éclat, justice, foi, force et constance.
  • Une rivière est la situation géographique d’Amqui aux bords de la rivière Matapédia.
  • Un dextrochère : le dextrochère est placé dans les armoiries d’Amqui en mémoire du patron de la paroisse St-Benoоt-Joseph-Labre, confesseur. Il fut remarquable par le mépris de lui-même et par la pratique volontaire d’une extrême pauvreté.
  • Deux croix fleurdelisées : les croix fleurdelisées rappellent les premiers pionniers canadiens français catholiques de la région d’Amqui et les fondateurs de la première paroisse.

Devise : Par la foi et la charme.

Amqui, note historique

Cette jolie localité est implantée dans la vallée de la Matapédia (Municipalité régionale de compté de La Matapédia), dans un décor où domine largement la verdure. Au carrefour des rivières Humqui et Matapédia, Amqui est située sur les bords de la rivière Matapédia, entre Val-Brillant et Lac-au-Saumon, le long de la route 132, dénommée officiellement Rue Saint-Benoït dans le secteur urbanisé de la ville. Le mot micmac amqui, également relevé sous les graphies humqui, ankwi, unkoui a pour significations : là ou l’on s’amuse, où l’on joue, lieu d’amusement et de plaiser. Le jeu dont il est question pourrait se rapporter au tourbillonnement de l’eau, mais il semble qu’une seule source accrédite cette explication. Il faut plûtot y voir le signe concret de rassemblement joyeux d’Amérindiens jadis. La présence amérindienne s’est d’ailleurs maintenue dans ce territoire jusqu’au début du XXe siècle. Le père Joseph-Étienne Guinard trouve cependant fantaisiste la traduction lieu d’amusement et de plaisir et préfère le sens de camarade ou beau-frère.

Le père Pacifique, spécialiste de la langue micmaque, propose quant à lui l’explication, moitié mûr, tirée du rapprochement avec le mot micmac amgoig, hypothèse qui n’a cependant recueilli que fort peu d’appuis qui n’a cependant recueilli que fort peu d’appuis jusqu’ici. Créée en 1907, par suite de son détachement de la municipalité de paroisse homonyme, la municiâlité du village de Saint-Benoït-Joseph-Labre avait tiré sa dénomination de celle de la mission établie en 1881 et canoniquement érigée en paroisse en 1889. Le patron titulaire est un saint mystique français, pèlerin mendiant qui vécut de 1748 à 1783. Le motif d’attribution repose sur le fait que saint Benoit-Joseph Labre a été canonisé par Léon XIII en 1881, année de la fondation de la paroisse. Né à Amettes, en Artois, et mort à Rome, il a vagabondé dans toute l’Europe, vivant dans une extrême pauvreté et négligeant les soins corporels les plus élémentaires. Il mourra à 35 ans dans l’arrière-boutique d’un boucher.

Devenue municipalité du vilalge d’Amqui en 1948, cette entité administrative obtiendra le statut de ville en 1961. À noter que le bureau de poste de l’endroit portait déjà le nom d’Amqui depuis 1879. Le territoire amquien a connu une expansion significative à l’occasion de la fusion intervenue en janver 1991 entre Amqui et la municipalité de la paroisse de Saint-Benoït-Joseph-Labre, créée officiellement en 1890, pour former la nouvelle ville d’Amqui. Ce regroupement fait d’Amqui l’un des centres commerciaux et agricoles les plus importants de la région de l’Est-du-Québec.

armoiries d'amqui

(Source : dc-matapedia.net)