Histoire du Québec

Armoiries de Honfleur

Armoiries de Honfleur

Symbolisme des armoiries de Honfleur

Les principaux émaux, l’or et le rouge, sont tirés des armoiries de la ville normande de Honfleur et son aussi les deux émaux des armoiries de la Normandie.

La croix fleurdelisée fait allusion au caractère chrétien de la ville et à ses origines françaises. Les trois annelets entrelacés évoquent la force des liens familiaux qui sont le fondement de la communauté.

Les faucilles entrelacées et les fers de moulin en chef (partie supérieure de l’écu) sont des instruments qui servent respectivement à moissonner et à moudre les céréales. Ces pièces soulignent le caractère agricole de la région. Plus précisément, les fers de moulin soutenaient l’axe de la meule qui broyait le grain. Ils évoquent donc la farine et l’expression « fleur de farine ». D’ailleurs, « fleur » pour « farine » s’emploie encore beaucoup au Canada, d’où une allusion à Honfleur.

La devise « Floreat Honfleur », (« Que Honfleur fleurisse » ou « Que Honfleur prospère ») constitue un jeu de mot évocateur.

La couronne murale au-dessus de l’écu est caractéristique des municipalités. Elle est meublée d’une feuille d’érable qui marque son caractère canadien.

Honfleur, note historique

Honfleur au Québec et Honfleur en France n’ont pratiquement rien en commun, sauf le nom. Mais ce nom, à lui seul, enchante l’oreille et fait rêver. Presque magique, il rappelle une page d’histoire commune à la mère patrie et à la Nouvelle-France, celle des grandes découvertes. C’est en efft de la ville de Honfleur, dans le Calvados en Normandie, sise sur la Manche près de l’embouchure de la Seine, qui partirent, à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle, les grands explorateurs qui donnèrent naissance au Nouveau Monde, dont le plus illustre, Samuel de Champlain, le fondateur de la ville de Québec, en 1608. Une plaque commémorative en rappelle d’ailleurs le souvenir sur le mur de la Lieutenance, à la sortie du Vieux Port de Honfleur.

Ses quais servirent également de lieu d’embarquement à un grand nombre d’ancêtres des familles souches québécoises d’origine normande qui vinrent développer les premières colonies au XVIIe siècle. La Normandie, rappelons-le, a fourni le plus fort contingent de colons à la Nouvelle-France. Les noms des plus célèbres figurent sur de grandes plaques de marbre dans la chapelle Notre-Dame-de-Grâce, l’un des monuments les plus réputés de Honfleur, construite entre 1600 et 1613 sur la Côte de Grâce, d’où l’on a une vue magnifique sur la mer. En hommage à Samuel de Champlain, un quartier composé de pavillons a été construit sur un plateau ; celui-ci, créé il y a une dizaine d’années, s’appelle Le Québec. Les noms de ses rues correspondent aux personnages qui ont fait partie de l’équipe de Samuel de Champlain, comme la soeur-infirmère Marguerite Langlois, ou à ceux de la littérature québécoise, comme Maria Chapdelaine. Toutefois le lien entre le Honfleur français et le Honfleur québécois aurait été créé par ricochet. En effet, la petite municipalité agricole de Bellechasse, à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Québec, sur les contreforts des Appalaches, aurait reçu ce nom en 1915, emprunté lui-même au nom du bureau de poste ouvert en 1903, parce que l’ancêtre du cardinal Bégin, archevèque de Québec à l’époque, était originaire de la paroisse de Saint-Léonard, à Honfleur. Le toponyme Honfleur viendrait d’un composé anglo-scandinave, Hini ou Huna, nom d’un personnage, et floth, embouchure d’un cours d’eau.

armoiries honfleur

Armoiries de Honfleur.