Histoire du Québec

Ange-Gardien

Municipalité d’Ange-Gardien

La municipalité d’Ange Gardien se déploie sur 89 kilomètres carrés et regroupe une population d’environ 2 200 Gardengoises et Gardengeois. Ange-Gardien est située dans la région administrative de la Montérégie et fait partie de la municipalité régionale de comté de Rouville (soulignons que deux autres municipalités québécoises portent le même nom, mais leur appellation s’écrit avec l’article – L’Ange-Gardien (l’une se trouve dans l’Outaouais et la seconde dans la Côte-de-Beaupré, près de la ville de Québec).

Ange-Gardien, c’est un village pittoresque, constitué le 31 décembre 1997. La municipalité est issue de la fusion entre la municipalité du village de L’Ange-Gardien et de la municipalité de la paroisse de Saint-Ange-Gardien (remarquez que c’est à ce moment que la municipalité perd l’article).

Les premiers colons, venus de Saint-Césaire, de Saint-Jean-Baptiste, de Saint-Damase, de Saint-Charles, de L’Acadie et de Beloeil, s’établissent dans cet endroit vers les années 1830. En 1851, une première chapelle est construite et la paroisse de Saint-Ange-Gardien est érigée canoniquement par Monseigneur Ignace Bourget, évêque de Montréal.

En 1861, a lieu l’inauguration de l’église Saint-Ange-Gardien. En 1869, le village de Canrobert est créé en se séparant du territoire de la paroisse de Saint-Ange-Gardien. Nommé ainsi en l’honneur du maréchal français François Certain de Canrobert (il se distingua pendant la guerre entre la France et la Prusse, en 1870), le village changera plus tard (en 1956) son nom pour L’Ange-Gardien ».

Une étape importante débute en 1876, quand le chemin de fer reliant Saint-Hyacinthe, Saint-Pie et Ange-Gardien est inauguré par la Saint-Hyacinthe-Stanbridge Railways.

L’économie du village se base sur les produits maraîchers et l’aviculture, les entreprises agricoles Au Jardin Noir (au 523, rang Séraphine) et Potager Gauvin (391, rang Séraphine) étant les plus importants.

La municipalité est un relais de camionneur important et tous les voyageurs utilisant l’autoroute 10 ont au moins une fois mis les pieds à Ange-Gardien, reconnue pour ses stations-services et ses restaurants à restauration rapide.

L’église Saint-Ange-Gardien, érigée d’après les plans des entrepreneurs Onésime Généreux et J.-B. Brodeur mérite un détour.

MRC de Rouville

Cette Municipalité régionale de comté de 544 km2 se trouve dans la région administrative de la Montérégie, à moins de 10 km au nord-est de Saint-Jean-sur-Richelieu. La Yamaska la traverse, tandis que le Richelieu la borde à l’ouest. Tout son territoire s’étend dans de riches terres agricoles de la plaine du Saint-Laurent.

Les monts Yamaska et Rougemont, deux des collines Montérégiennes dans lesquelles se concentre la pomiculture, s’y dressent et rompent l’uniformité du relief. Établie en janvier 1982, la MRC de Rouville a succédé à l’ancienne municipalité de comté de Rouville et elle tire son nom de cette entité. Elle se compose d’une quinzaine de municipalités dont Marieville qui est la plus peuplée. La population est surtout rurale et, dans une très large majorité, parle le français. L’économie régionale repose en grande partie sur l’agriculture (plus de 10 % de la population active travaille dans le secteur agricole).

L’industrie de transformation y est bien implantée. On tire du jus et du cidre des pommes et on abat et prépare les volailles pour la consommation. On y fabrique aussi des vêtements, des meubles et des objets métalliques.

Le nom Rouville vient de Jean-Baptise Hertel de Rouville (Trois-Rivières, 1668 – île Royale, 1722), qui obtint de Frontenac une seigneurie en 1694. Accaparé tout entier par sa carrière militaire, il ne put mettre en valeur son fief. Sous Rigaud de Vaudreuil, il mena plusieurs raids en Nouvelle-Angleterre. Comme son père Joseph-François Hertel, il s’et bâti une réputation de grand guerrier se signalant par la bravoure et sa rapidité d’exécution. Fait chevalier de Saint-Louis en 1721, il mourut l’année suivante dans l’île Royale, aujourd’hui l’île du Cap-Breton, alors commandant de la garnison de Port-Dauphin qu’il avait reçu mandat de renforcer.

Église d'Ange-Gardien

Église catholique de l’Ange-Gardien. Source de l’image : Pierre Bona