Histoire du Québec

Aéroport Pierre-Eliott-Trudeau

Historique de l’Aéroport Pierre-Eliott-Trudeau

Ancien aéroport Dorval

L’aéroport international Pierre-Eliott-Trudeau (YUL, selon la liste des codes AITA des aéroports) a été construit par le gouvernement du Canada. Il est exploité et entretenu par le gouvernement fédéral, représenté par Transports Canada, jusqu’à sa cession au début des années 1990. Aujourd’hui, bien que Transports Canada demeure le propriétaire en titre de cet aéroport, c’est l’administration aéroportuaire Aéroports de Montréal qui en assure la gestion, l’exploitation et le développement.

Le même système de gestion est unique au monde et s’applique à tous les aéroports internationaux canadiens. Ce modèle de gestion a permis au Canada de se doter d’un réseau national d’aéroports des plus performants et ce, tout en dégageant le gouvernement fédéral de toute responsabilité financière et en lui procurant un rendement substantiel sur son investissement initial.

Le projet de l’aéroport Dorval naît vers la fin des années 1930 alors que l’aéroport de Saint-Hubert, situé sur la rive Sud et en service depuis 1927, ne suffit plus aux besoins de l’aviation. Le ministère fédéral des Transports cherche alors un meilleur emplacement pour un nouvel aéroport et acquiert finalement un terrain du champ de courses de Dorval.

Doté de trois pistes pavées, le nouvel aéroport de Montréal, baptisé aéroport Dorval, débute ses activités le 1er septembre 1941, en pleine guerre mondiale. Cependant, dès la fin de la guerre, l’aéroport Dorval devient l’aéroport le plus achalandé au Canada. En 1946 déjà, il accueille près d’un quart de million de passagers. Dans les années 1950, le nombre de passagers par an sera d’un million. L’aéroport est considéré alors la porte d’entrée au Canada pour tout le trafic européen.

En novembre 1960, l’aéroport Dorval est rebaptisé Aéroport international de Montréal-Dorval. Le 15 décembre de la même année, la nouvelle aérogare est inaugurée.

En 1961, Dorval accueille plus de deux millions de passagers, mais vers la fin des années 1960, compte tenu de l’augmentation prévue du trafic aérien et d’autres hypothèses comme l’utilisation croissante d’avions supersoniques, le gouvernement fédéral décide de construire un nouvel aéroport dans les Laurentides, à Sainte-Scholastique.

Cet aéroport est baptisé l’aéroport international de Montréal-Mirabel. Il entre en service le 29 novembre 1975, à temps pour la tenue des Jeux olympiques de Montréal. Doté de deux pistes et d’une vaste aérogare, Mirabel prend en charge tous les vols internationaux, de même que certains vols de correspondance à destination des grands centres urbains du Canada. Pas moins de vingt-trois lignes aériennes internationales y transfèrent leurs activités.

Grosso modo, l’expansion de Mirabel prévoyait la construction d’un total de six pistes et de six aérogares pour absorber la totalité des vols domestiques et transfrontaliers encore desservis par Dorval et pour répondre à la croissance anticipée de la demande en transport aérien.

Toutefois, plusieurs événements ont fait en sorte que les hypothèses sur lesquelles se fondait le projet initial ne sont pas concrétisées. En effet, la crise énergétique des années 1970, ainsi que les récessions subséquentes ont marqué l’industrie de l’aviation un peu partout au monde.

D’ailleurs, avec l’arrivée des gros-porteurs et la libéralisation du trafic aérien, Montréal perd son statut de porte d’entrée vers l’Europe. Suite à des études, le gouvernement fédéral décide de réévaluer sa stratégie et ne pas donner suite au projet Mirabel.

Les défis qui se posent en raison du partage du trafic aérien montréalais entre deux plates-formes distantes nuit au développement de l’industrie et rend les correspondances difficiles entre le secteur international et les secteurs domestique et transfrontalier. Finalement, en 1995, Aéroports de Montréal annonce un programme d’investissement pour restaurer l’Aéroport international Montréal-Dorval.

Dès 1997, tous les transporteurs réguliers retournent à Dorval, ne laissant à Mirabel que les vols nolisés internationaux. En 2000, Aéroports de Montréal entreprend un vaste programme d’agrandissement de  Dorval comprenant, entre autres, une nouvelle jetée transfrontalière, une nouvelle jetée internationale ainsi qu’un nouveau complexe des arrivées internationales composé d’un hall des douanes canadiennes et d’une salle de récupération des bagages.

Dès 2004, tous les vols passagers sont consolidés à Dorval, alors que Mirabel continuera d’accueillir les vols tout-cargo, les vols d’essais des appareils fabriqués ou réparés sur le site ainsi que l’aviation générale.

Le 1er janvier 2004, l’aéroport Dorval est renommé en l’honneur de l’ancien Premier ministre du Canada, le Très honorable Pierre Elliott Trudeau. Depuis, cet aéroport  accentue toujours son rôle de porte d’entrée continentale et de plaque tournante dynamique pour le trafic passagers entre l’Europe et l’Amérique. En juin 2005, la nouvelle jetée internationale et le complexe des arrivées internationales furent inaugurés. Aujourd’hui, l’aéroport Montréal-Trudeau offre des vols vers 130 destinations régulières et saisonnières au Canada, aux États-Unis et à l’international.

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Aéroport Pierre-Eliott-Trudeau. Photo : © Histoire-Du-Quebec.ca

Un avion se pose à l’aéroport PET. Source de l’image : Jimmy Munyemana

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